Retour à la tricoterie - Micka Lafi

Retour à la Tricoterie :

Retour à la Tricoterie :

Une semaine après mon deuxième show à la tricoterie, association culturelle où se croisent expositions, performances, concerts de hasard et scènes ouvertes, je réagis.

Cette scène ouverte n’était pas un simple test, mais un vrai moment de connexion avec le public et avec moi‑même, au cœur de mon retour sur scène.

Une semaine après mon deuxième show à la tricoterie, association culturelle où se croisent expositions, performances, concerts de hasard et scènes ouvertes, je réagis.

Cette scène ouverte n’était pas un simple test, mais un vrai moment de connexion avec le public et avec moi‑même, au cœur de mon retour sur scène.

LE CONTEXTE

Je suis parti vers les scènes ouvertes pour me présenter devant les gens, en face à face sincère, devant un public qui ne me connaît pas, qui ne sait rien de moi, et qui ne vient pas avec l’attente de m’écouter, mais avec la seule conscience de son propre instant.

L’idée était de séduire avec le strict minimum : pas de mystère, pas de mise en scène, pas de biographie murmurée à l’oreille ; juste une guitare, une voix, quelques chansons, et le pari fragile que quelque chose puisse faire sens, peut‑être, si jamais ce “talent” ou cette manière de raconter les histoires existe encore après tout ce temps.

LE CONTEXTE

Je suis parti vers les scènes ouvertes pour me présenter devant les gens, en face à face sincère, devant un public qui ne me connaît pas, qui ne sait rien de moi, et qui ne vient pas avec l’attente de m’écouter, mais avec la seule conscience de son propre instant.

L’idée était de séduire avec le strict minimum : pas de mystère, pas de mise en scène, pas de biographie murmurée à l’oreille ; juste une guitare, une voix, quelques chansons, et le pari fragile que quelque chose puisse faire sens, peut‑être, si jamais ce “talent” ou cette manière de raconter les histoires existe encore après tout ce temps.

L'AMBIANCE

La première scène ouverte était un fourmillement musical : plus aucune place libre, un timing très serré. Alors que la tricoterie ne prévoit normalement que neuf passages sur deux heures, nous étions déjà plus d’une quinzaine à tourner autour de la scène, entre musiciens itinérants et chanteurs habitués des lieux.

À 20h tapantes, le show démarrait dans un vacarme général, un mélange de conversations, de micros mal réglés, où le sérieux de l’événement semblait s’effriter entre chaque intervention.

Quand enfin mon tour est arrivé, je me sentais, peut-être pour la première fois depuis longtemps, dans mon élément. 

MOMENT FORT

J’ai commencé par « Gentleman Junior ».

La rythmique entraînante, née de cordes bloquées à vide sur ma guitare folk, a immédiatement transformé la scène en terrain de jeu dynamique. Dès les premières notes le son s’est posé, fort, déterminé, un peu sale, comme un coup de coude dans le chahut général.

Alors, quelque chose d’inattendu s’est produit : j’ai entendu des voix s’élever dans la salle, des exclamations, des encouragements, presque une forme de surprise joyeuse.

C’était le public qui se réveillait, qui reconnaissait la vivacité du son, la chaleur du rock brut.

J’ai senti alors que la scène pouvait devenir un espace partagé même s’il ne se mesurait pas à l’applaudissement, mais à la présence.

J’ai donné tout ce que j’avais pour cette chanson, puis j’ai posé le dernier accord, ponctué d’un « fill » rythmique de fin qui a surpris ceux qui écoutaient.

Ce n’était pas une démonstration vide, mais le couronnement d’un engagement sincère, une façon de dire : « voilà ce que j’apporte, avec le peu que je suis. » J’ai été accueilli par des applaudissements chaleureux, longs, presque émotionnels, et j’ai senti que le public, au moins une partie d’entre eux, avait entendu autre chose que du bruit de fond.

Quand j’ai enchaîné avec « Des Larmes Et De L’Encre », les paroles plus lourdes, les accords plus denses, ont imposé une certaine concentration, et ceux qui écoutaient vraiment ont suivi ma route, le récit de mes marasmes sentimentaux.

Malgré cette attention, j’ai constaté que, dans la salle, seules cinq ou six têtes restaient véritablement concentrées sur ma prestation. Le reste du public, lui, continuait de discuter, de rire, de couler dans le temps sans se soucier de ce qui se passait sur scène. On ne peut pas plaire à tout le monde…

Et pourtant, j’ai obtenu ce que je souhaitais : j’ai capté l’attention de ceux qui étaient là pour écouter, pas seulement pour entendre. De ceux qui sont venus chercher quelque chose, pas pour meubler le silence. De ceux qui, peut‑être, voudraient garder un souvenir de ce moment, plutôt que de le laisser s’éteindre dans la brume des conversations.

J’en ai tiré deux vidéos qui me plaisent beaucoup, et je remercie Alexis, l’ingé-son de l’événement pour l’enregistrement qui me permet de vous présenter mon travail avec une bonne qualité.

L'AMBIANCE

La première scène ouverte était un fourmillement musical : plus aucune place libre, un timing très serré. Alors que la tricoterie ne prévoit normalement que neuf passages sur deux heures, nous étions déjà plus d’une quinzaine à tourner autour de la scène, entre musiciens itinérants et chanteurs habitués des lieux.

À 20h tapantes, le show démarrait dans un vacarme général, un mélange de conversations, de micros mal réglés, où le sérieux de l’événement semblait s’effriter entre chaque intervention.

Quand enfin mon tour est arrivé, je me sentais, peut-être pour la première fois depuis longtemps, dans mon élément. 

MOMENT FORT

J’ai commencé par « Gentleman Junior ».

La rythmique entraînante, née de cordes bloquées à vide sur ma guitare folk, a immédiatement transformé la scène en terrain de jeu dynamique. Dès les premières notes le son s’est posé, fort, déterminé, un peu sale, comme un coup de coude dans le chahut général.

Alors, quelque chose d’inattendu s’est produit : j’ai entendu des voix s’élever dans la salle, des exclamations, des encouragements, presque une forme de surprise joyeuse.

C’était le public qui se réveillait, qui reconnaissait la vivacité du son, la chaleur du rock brut.

J’ai senti alors que la scène pouvait devenir un espace partagé même s’il ne se mesurait pas à l’applaudissement, mais à la présence.

J’ai donné tout ce que j’avais pour cette chanson, puis j’ai posé le dernier accord, ponctué d’un « fill » rythmique de fin qui a surpris ceux qui écoutaient.

Ce n’était pas une démonstration vide, mais le couronnement d’un engagement sincère, une façon de dire : « voilà ce que j’apporte, avec le peu que je suis. » J’ai été accueilli par des applaudissements chaleureux, longs, presque émotionnels, et j’ai senti que le public, au moins une partie d’entre eux, avait entendu autre chose que du bruit de fond.

Quand j’ai enchaîné avec « Des Larmes Et De L’Encre », les paroles plus lourdes, les accords plus denses, ont imposé une certaine concentration, et ceux qui écoutaient vraiment ont suivi ma route, le récit de mes marasmes sentimentaux.

Malgré cette attention, j’ai constaté que, dans la salle, seules cinq ou six têtes restaient véritablement concentrées sur ma prestation. Le reste du public, lui, continuait de discuter, de rire, de couler dans le temps sans se soucier de ce qui se passait sur scène. On ne peut pas plaire à tout le monde…

Et pourtant, j’ai obtenu ce que je souhaitais : j’ai capté l’attention de ceux qui étaient là pour écouter, pas seulement pour entendre. De ceux qui sont venus chercher quelque chose, pas pour meubler le silence. De ceux qui, peut‑être, voudraient garder un souvenir de ce moment, plutôt que de le laisser s’éteindre dans la brume des conversations.

J’en ai tiré deux vidéos qui me plaisent beaucoup, et je remercie Alexis, l’ingé-son de l’événement pour l’enregistrement qui me permet de vous présenter mon travail avec une bonne qualité.